Table of Contents
TogglePublication-007-2026-Les technologies
SOMMAIRE
- La raison cartésienne et la technologie moderne : entre maîtrise et responsabilité 143
- Wayirigué Adèle SILUÉ Épse TUO. 143
- Yao Émile KONAN. 143
- Le développement durable : logique politique et principe de charité. 165
8 Théorie à principes de la conception des architectures de gouvernance éditoriale 187
Avant-propos
Le septième numéro de BARTIMEE.NET est consacré aux technologies envisagées comme un objet de réflexion interdisciplinaire. Les huit contributions (nationales) réunies, issues de l’économie, de l’informatique, de la philosophie et de la théologie, interrogent moins les performances techniques que les transformations intellectuelles, sociales, politiques et éthiques induites par le développement des technologies contemporaines.
Ce présent numéro s’ouvre avec N’dri Solange KOUAMÉ qui analyse « Du Logos grec à l’algorithme : continuité, mutation ou rupture ? » L’article part d’« une généalogie du passage du logos antique à la rationalité algorithmique contemporaine », surmonte les oppositions entre les rationalités du logos et de l’algorithme et réussit à montrer que « l’algorithme peut être compris comme une mutation interne du logos, caractérisée par la primauté du calcul et l’automatisation du raisonnement ».
Si la première contribution montre que l’algorithme constitue une mutation de la rationalité, les deux articles suivant en examinent les conséquences scientifiques et sociales en développant une critique de la colonialité technologique et une réflexion plurielle.
Kpa Yao Raoul KOUASSI dans « Critique de la colonialité technologique » cherche à établir le contenu réel de la colonialité technologique en partant de la critique de la domination technologique pour déduire que « c’est la prétention à la légitimité des infrastructures d’évaluation qui active la colonialité technologique et c’est pour cela qu’elle doit légitimement être soumise à la critique ».
Gaston Gabriel TATA étend la mutation en cherchant dans « La technologie comme fait social total : regards croisés entre sciences théologique, humaine et sociale » une autre piste qui part de l’hypothèse que la technologie est un fait social diversement perçu par la théologie, l’anthropologie et la sociologie. « Toutefois, les fractures numériques qui en découlent révèlent des enjeux de gouvernance et de pouvoir. (…) C’est pourquoi la durabilité impose de repenser production, usage et recyclage. ».
Pour Sibiri Félix KOALA dans « De l’homme augmenté à l’homme supplanté : IA, golem et transcendance », il faut examiner « la portée anthropologico-théologique de [la] mutation en cherchant à comprendre si l’IA consacre réellement l’avènement de « l’homme augmenté » ou si elle l’expose au risque de voir advenir un horizon de « l’homme supplanté » par sa propre production ». L’auteur conclut que le développement de l’IA n’appelle pas une attitude de crainte, mais une vigilance éthique permanente.
La réflexion sur l’IA se prolonge dans le champ du management en Afrique avec Barnabé KORGO dans « IA et management des organisations en Afrique ». Il « examine les risques managériaux liés à une utilisation non inculturée de l’IA dans la gestion des organisations en Afrique ». Cette analyse montre cependant que les bénéfices attendus demeurent conditionnés par une réflexion éthique sur les pratiques managériales.
Wayirigué Adèle SILUÉ Épse TUO et Yao Émile KONAN dans « La raison cartésienne et la technologie moderne : entre maîtrise et responsabilité » montrent que les technologies modernes prolongent certaines intuitions de la rationalité cartésienne tout en révélant les limites d’une maîtrise purement technique, ce qui conduit à réhabiliter une « éthique des techniques ».
L’élan éthique s’accompagne aussi de l’élan politique. Zahouo Alain KOFFI, dans « Le développement durable : logique politique et principe de charité », critique la logique du développement actuel qui risque de se perdre sans remplacer cette logique par une logique politique fondée sur « le principe de charité dans les domaines de compétences ».
Le numéro s’achève par une réflexion consacrée aux architectures de gouvernance éditoriale. À partir d’expérimentations effectivement mises en œuvre, cette contribution montre que la scientificité d’une architecture réside dans l’explicitation des principes qui rendent sa conception intelligible, reproductible et généralisable.
À travers ces huit contributions, ce numéro montre que les technologies ne constituent pas seulement un ensemble d’innovations techniques. Elles deviennent des objets philosophiques, politiques, économiques, théologiques et institutionnels qui invitent à repenser les conditions de la liberté, de la responsabilité, de la gouvernance et de la production des connaissances. C’est à cette réflexion interdisciplinaire que BARTIMEE.NET souhaite contribuer en proposant ce dossier consacré aux technologies.
Fidèle à sa ligne éditoriale, BARTIMEE.NET entend promouvoir des recherches qui articulent rigueur scientifique, dialogue interdisciplinaire et réponse aux enjeux contemporains.
Le Comité de rédaction
1. Du Logos grec à l’algorithme : continuité, mutation ou rupture ?
N’dri Solange KOUAMÉ
Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)
ndrimariesolangekouame@gmail.com
https://orcid.org/0009-0000-7471-5154
https://doi.org/10.71003/VRKV5794
Résumé : L’essor des technologies numériques invite à interroger la nature de la rationalité qui les sous-tend. L’algorithme, souvent présenté comme l’expression la plus accomplie de la logique computationnelle moderne, peut-il être compris comme l’héritier du logos grec, ou marque-t-il une rupture dans l’histoire de la pensée occidentale ? Cette étude entend proposer une généalogie du passage du logos antique à la rationalité algorithmique contemporaine. Dans la pensée grecque, notamment chez les présocratiques, les sophistes, Platon et Aristote, le logos désigne à la fois la parole, la raison et le principe d’intelligibilité du réel. À l’inverse, l’algorithme repose sur des procédures formalisées visant l’efficacité, la prédiction et l’optimisation. Toutefois, l’article ne cherche pas à opposer radicalement ces deux formes de rationalité. Il montre plutôt que l’algorithme peut être compris comme une mutation interne du logos, caractérisée par la primauté du calcul et l’automatisation du raisonnement. L’enjeu est alors de comprendre comment cette évolution modifie notre rapport au savoir, à la décision et au pouvoir. Elle soulève également des questions ontologiques et anthropologiques relatives à la place de l’être humain à l’ère des technologies algorithmiques.
Mots-clés : algorithme, Logos, mutation, rationalité, technique.
From Greek Logos to the Algorithm: Continuity, Mutation, or Break?
Abstract: The rapid expansion of digital technologies calls for a renewed examination of the form of rationality that underlies them. The algorithm, often regarded as the most accomplished expression of modern computational logic, may be interpreted either as the heir of the Greek logos or as the marker of a decisive break in the history of Western thought. This article offers a genealogical analysis of the transition from the ancient logos to contemporary algorithmic rationality. In Greek philosophy, particularly among the presocratics, the sophists, Plato and Aristotle, logos signifies not only discourse and reason but also the principle through which reality becomes intelligible. It cannot be reduced to calculation or formal abstraction; rather, it connects speech, truth, and the order of being. By contrast, the algorithm operates through formalized procedures oriented toward efficiency, prediction, and optimization. Yet instead of opposing these two figures of rationality, this study argues that the algorithm may be understood as an internal mutation of logos, characterized by the predominance of calculability and the automation of reasoning. The central question, therefore, is to understand how this evolution reshapes our relationship to knowledge, decision-making, and power. It also raises ontological and anthropological questions about the place of human beings in the age of algorithmic technologies.
Keywords: algorithm, Logos, mutation, rationality, technology.
Références bibliographiques
1- AL-KHWARIZMI, 1831, Le calcul par la restauration et la comparaison (Kitāb al-ğabr wa-l-muqābala), trad. Frédéric Rosen, Londres, Oriental Translation Fund.
2- ARISTOTE, 1990, La Politique, trad. Jean Tricot, Paris, Vrin.
3- ARISTOTE, 1962, Premiers Analytiques, trad. Jean Tricot, Paris, Vrin.
4- BOOLE George, 1854, An Investigation of the Laws of Thought, London, Walton and Maberly.
5- CARDON Dominique, 2015, À quoi rêvent les algorithmes ? Nos vies à l’ère des big data, Paris, Seuil.
6- CASSIN Barbara, 1995, L’effet sophistique, Paris, Gallimard.
7- CASSIN Barbara, 1995, Éloge d’Hélène, Paris, GF Flammarion.
8- CAVEING Maurice, « Platon et les mathématiques », in Les philosophes et les mathématiques, Paris, Ellipses, 1996, p. 7-25.
9- DESCARTES René, 1966, Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences, présentation et notes d’Étienne Gilson, Paris, GF Flammarion.
10- FLORIDI Luciano, 2011, The Philosophy of Information, Oxford, Oxford University Press.
11- FLORIDI Luciano, 2014, The Fourth Revolution : How the Infosphere is Reshaping Human Reality, Oxford, Oxford University Press.
12- FOUCAULT Michel, 1975, Surveiller et punir : naissance de la prison, Paris, Gallimard.
13- GALILEI Galileo, 1989, L’Essayeur, trad. Christiane Chauviré, Paris, Seuil.
14- GUERID Abdelali, BREGUET Pierre et RÖTHLISBERGER Henri, 2002, Algorithme et structure de données avec Ada, C++ et Java, Paris, PPUR.
15- HÉRACLITE, 1986, Fragments, trad. Marcel Conche, Paris, Presses universitaires de France.
16- HEIDEGGER Martin, 1958, Essais et conférences, trad. André Préau, Paris, Gallimard.
17- LEIBNIZ Gottfried Wilhelm, 1978, Opuscules philosophiques choisis, trad. P. Schrecker, Paris, Vrin.
18- LEIBNIZ Gottfried Wilhelm, 1990, Nouveaux essais sur l’entendement humain, Paris, GF Flammarion.
19- LEIBNIZ Gottfried Wilhelm, 1993, Discours de métaphysique, Paris, Vrin.
20- LÉRY Jean-Michel, 2010, Algorithme en C, Paris, Pearson Éducation France.
21- LÉVY Pierre, 1994, L’intelligence collective, pour une anthropologie du cyberespace, Paris, La Découverte.
22- LOVELACE Ada, « Notes », dans MENABREA, Luigi Federico, Sketch of the Analytical Engine invented by Charles Babbage, Scientific Memoirs, vol. 3, Londres, Richard and John E. Taylor, 1843, pp. 666-731.
23- PLATON, 2008, Œuvres complètes, trad. Luc Brisson, Paris, Flammarion.
24- PRADEAU Jean-François, 2005, Platon et la cité, Paris, Presses universitaires de France.
25- ROUVROY Antoinette et BERNS Thomas, « gouvernementalité algorithmique et perspectives d’émancipation. Le disparate comme condition d’individualité par la relation ? Réseau, vol. 1, nᵒ 177, Paris, La Découverte, 2013, pp. 163-196.
26- SHANNON Claude, « A Mathematical Theory of Communication », in Bell System Technical Journal, vol. 27, 1948, p. 379–423 et 623–656.
27- SIMONDON Gilbert, 1958, Du mode d’existence des objets techniques, Paris, Aubier.
28- STIEGLER Bernard, 1994, La technique et le temps, 1 : La faute d’Épiméthée, Paris, Galilée.
29- VIDAL-NAQUET Pierre, 1981, Le chasseur noir. Formes de pensée et formes de société dans le monde grec, Paris, Maspero.
30- VOILQUIN Jean, 1964, Les penseurs grecs avant Socrate, de Thalès de Milet à Prodicos, Paris, GF-Flammarion.
31- WIENER Norbert, 1948, Cybernetics: or Control and Communication in the Animal and the Machine, Cambridge (MA), MIT Press.
2. Critique de la colonialité technologique
Kpa Yao Raoul KOUASSI
Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)
https://orcid.org/0009-0006-5046-9781
https://doi.org/10.71003/DWGJ7820
Résumé : Les infrastructures technologiques sont devenues les canaux de la légitimité du savoir. Elles imposent des critères et dominent ainsi sans que personne n’interroge leurs propres critères. La domination apparaît comme une colonialité technologique que certains pensent soumettre à la critique pour y mettre fin ou réduire son effet. Or, la critique pourrait également être orientée vers ce qui justifie pourquoi les infrastructures technologiques qui distribuent la légitimité échappent elles-mêmes à l’exigence de leur propre légitimation. Grâce à la méthode critique à la manière kantienne, nous avons obtenu trois résultats. Au lieu de chercher uniquement à mettre fin à cette colonialité technologique, il faut voir qu’un autre problème plus réel mérite d’être étudié. Nous avons également découvert que la colonialité technologique n’est pas l’échec des structures dominées, leur inefficacité, ni leur disparition, elle est la manifestation de la prétention à la légitimité institutionnelle des infrastructures technologiques de l’évaluation et de la diffusion du savoir. C’est la prétention à la légitimité des infrastructures d’évaluation qui active la colonialité technologique et c’est pour cela qu’elle doit légitimement être soumise à la critique.
Mots-clés : colonialité technologique, critique, légitimité.
Critique of technological coloniality
Abstract: Technological infrastructures have become the channels through which knowledge derives its legitimacy. They impose criteria and thereby exert dominance without anyone questioning the criteria themselves. This dominance manifests as a form of « technological coloniality » a phenomenon some seek to critique in order to end it or mitigate its effects. However, criticism could also be directed at the justification for why the technological infrastructures that distribute legitimacy themselves escape the requirement for their own legitimation. Applying a Kantian critical method has yielded three key findings. First, rather than simply seeking to dismantle this technological coloniality, we must recognize a more fundamental problem worthy of study. Second, we discovered that technological coloniality is not a matter of the failure, inefficiency, or disappearance of dominated structures; rather, it is the manifestation of a claim to institutional legitimacy made by the technological infrastructures responsible for evaluating and disseminating knowledge. It is this claim to legitimacy on the part of evaluation infrastructures that drives technological coloniality; consequently, that claim must itself be subjected to legitimate critical scrutiny.
Keywords: technological coloniality, critique, legitimacy.
Références bibliographiques
1- ARENDT Hannah, 1961, La Condition de l’homme moderne, Paris, Calmann-Lévy.
2- BAKUWA Joseph, 2014, « The Significance of Citation Impact Indicators of Research Performance in the Developing Countries of Sub-Saharan Africa », in TD: The Journal for Transdisciplinary Research in Southern Africa, vol. 10, n° 1, p. 112.
3- BENJAMIN Walter, 2013, Sur le concept d’histoire, Paris, Payot.
4- CASTORIADIS Cornelius, 1975, L’institution imaginaire de la société, Paris, Seuil.
5- CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (CNRS), « Le CNRS s’émancipe du Web of Science », Paris, CNRS, 1er décembre 2025, in https://www.cnrs.fr/fr/actualite/le-cnrs-semancipe-du-web-science, consulté le 25 mai 2026, à 15 h30.
6- COMMISSION EUROPÉENNE, 2021, 2030 Digital Compass: The European Way for the Digital Decade, Bruxelles, Union européenne, p. 2, in European Commission Digital Compass, consulté le 25 mai 2026 à 16 h 30.
7- COMMISSION EUROPÉENNE, 2025, Towards a Common Understanding of EU Digital Sovereignty, Luxembourg, Publications Office of the European Union.
8- DORA, San Francisco Declaration on Research Assessment, 2012.
9- EDLER Jakob et al., 2023, « Technology Sovereignty as an Emerging Frame for Innovation Policy », in Research Policy, vol. 52, n° 6.
10- ELLUL Jacques, 1977, Le système technicien, Paris, Calmann-Lévy.
11- EUREL, 2021, Technological Sovereignty, Bruxelles, European Engineering Associations Study.
12- FLORIDI Luciano, 2011, The Philosophy of Information, Oxford, Oxford University Press.
13- FOUCAULT Michel, 1976, Histoire de la sexualité, tome I : La volonté de savoir, Paris, Gallimard.
14- GU Hanting, 2023, « Data, Big Tech, and the New Concept of Sovereignty », Digital Society, vol. 2, n° 1.
15- HABERMAS Jürgen, 1987, Théorie de l’agir communicationnel, tome 2, Paris, Fayard.
16- HEIDEGGER Martin, 1958, Essais et conférences, trad. André Préau, Paris, Gallimard.
17- https://www.elsevier.com/fr-fr/products/scopus, consulté le 10 mars 2026.
18- HUSSERL Edmund, 1962, La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale, trad. Gérard GRANEL, Paris, Gallimard.
19- INSTITUTIONNEL, 2025, https://www.cnrs.fr/fr/actualite/le-cnrs-semancipe-du-web-science, 2025, consulté le 23 décembre 2025 à 16 h 30.
20- JONAS Hans, 1990, Le Principe responsabilité, Paris, Flammarion.
21- KANT Emmanuel, 2015, Critique de la raison pure, trad. André TREMESAYGUES et Bernard PACAUD, Paris, Presses Universitaires de France.
22- LARIVIÈRE Vincent et SUGIMOTO Cassidy R., 2018, « The Journal Impact Factor: A Brief History, Critique and Discussion of Adverse Effects », in arXiv, vol. 1, p. 1-15.
23- LATOUR Bruno, Reassembling the Social: An Introduction to Actor-Network-Theory, Oxford, Oxford University Press, 2005, p. 63.
24- MARCUSE Herbert, 1968, L’homme unidimensionnel, Paris, Minuit.
25- MILLS David, « Refiguring Africa’s Research and Publishing Infrastructures », in African Research Universities Alliance (ARUA), 2023, p. 5.
26- ROSA Hartmut, 2018, Résonance. Une sociologie de la relation au monde, Paris, La Découverte.
27- TAYLOR Charles, 1998, Les Sources du moi, Paris, Seuil.
28- WIKIPEDIA, « Bibliometrics », section Infrastructure for open citation data, consulté le 25 mai 2026.
29- WOUTERS Paul, Bibliometrics and Research Evaluation: Uses and Abuses, MIT Press, 2019.
3. La technologie comme fait social total : regards croisés entre sciences théologique, humaine et sociale
Gaston Gabriel TATA
Université catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité universitaire à Abidjan (Côte d’Ivoire)
https://orcid.org/0009-0009-1744-1578
https://doi.org/10.71003/PWUM6653
Résumé : La technologie de nos jours s’impose comme un fait social total, tendant à mobiliser toutes les dimensions de la vie humaine. Pour la théologie elle est une participation à la création. Mais cela requiert un discernement moral pour éviter l’idolâtrie du progrès. Pour, l’anthropologie classique, elle est prolongement du corps, vecteur de mythes et système culturel. Quant à la sociologie la technologie est comme acteur social, qui structure les rapports, les institutions et les inégalités. Toutefois, les fractures numériques qui en découlent révèlent des enjeux de gouvernance et de pouvoir. Dès lors, l’éthique cherche à interroger certains dilemmes contemporains : IA, surveillance, biotechnologies et durabilité. De la sorte, la responsabilité des concepteurs et des usagers est centrale, orientée vers justice et fraternité. C’est pourquoi la durabilité impose de repenser production, usage et recyclage. La technologie doit ainsi devenir une alliée pour un monde qui se veut plus juste et durable.
Mots-clés : culture, éthique, responsabilité, social, technologie.
Technology as a total social fact: crossed perspectives between theological, human and social sciences
Abstract: Technology nowadays imposes itself as a total social fact, tending to mobilize all dimensions of human life. For theology, it is a participation in creation. But this requires moral discernment to avoid the idolatry of progress. For classical anthropology, it is an extension of the body, a vector of myths, and a cultural system. As for sociology, technology is like a social actor, structuring relationships, institutions, and inequalities. However, the resulting digital divides reveal issues of governance and power. Therefore, ethics seeks to question certain contemporary dilemmas: AI, surveillance, biotechnology, and sustainability. In this way, the responsibility of designers and users is central, oriented toward justice and fraternity. This is why sustainability requires rethinking production, use, and recycling. Technology must thus become an ally for a world that seeks to be fairer and more sustainable.
Keywords: culture, ethics, responsibility, social, technology.
Références bibliographiques
1- BENOÎT XVI, 2009, Caritas in veritate. Encyclique sur le développement humain intégral, Rome, Vatican.
2- BOURG Dominique et PAPAUX Alain, 2010, Vers une société sobre et désirable, Paris, PUF.
3- CALLON Michel, 1986, « Éléments pour une sociologie de la traduction : la domestication des coquilles Saint-Jacques et des marins-pêcheurs dans la baie de Saint-Brieuc », in L’Année sociologique, 36, p. 169-208.
4- CASTELLS Manuel, 1996, The Rise of the Network Society, Oxford, Blackwell.
5- CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, 2008, Instruction sur certaines questions de bioéthique, Rome, Vatican.
6- DANVERS Francis, 2019, S’orienter dans la vie : une expérience spirituelle ?, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion.
7- ELLUL Jacques, 1954, La technique ou l’enjeu du siècle, Paris, Armand Colin.
8- FLORIDI Luciano, 2013, The Ethics of Information, Oxford, Oxford University Press.
9- FORTIN André, 2003, D’un désert à l’autre. L’expérience chrétienne, Québec, Bellarmin.
10- FRANÇOIS 2015, Laudato si’. Encyclique sur la sauvegarde de la maison commune, Rome, Vatican.
11- FRANÇOIS 2020, Fratelli tutti. Encyclique sur la fraternité et l’amitié sociale, Rome, Vatican.
12- GERSHOM Scholem, 1965, Le Golem. Tradition et légende, Paris, Éditions Gallimard.
13- HABERMAS Jürgen, 2001, L’avenir de la nature humaine. Vers un eugénisme libéral ?, Paris, Gallimard.
14- HARAWAY Donna, 1991, Simians, Cyborgs, and Women: The Reinvention of Nature, New York, Routledge.
15- JEAN-PAUL II 1981, Laborem exercens. Exhortation apostolique sur le travail humain, Rome, Vatican.
16- JONAS Hans, 1979, Le principe responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, Paris, Cerf.
17- LATOUR Bruno, 1991, Nous n’avons jamais été modernes, Paris, La Découverte.
18- LATOUR Bruno, 2017, Où atterrir ? Comment s’orienter en politique, Paris, La Découverte.
19- LEROI-GOURHAN André, 1964, Le geste et la parole. Technique et langage, Paris, Albin Michel.
20- MANFRED Clynes et NATHAN Kline, 1960, “Cyborgs and Space », in Astronautics, 5, 9, p. 26-27.
21- MAUSS Marcel, 2007, Essai sur le don. Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques, Paris, PUF.
MITCHAM Carl, 1994, Thinking through Technology: The Path between Engineering and Philosophy, Chicago, University of Chicago Press.
22- SCHLANGER Nathan, 2021, « La technologie de Leroi-Gourhan : les enchevêtrements d’un chef de file », in Temporalités, 15, p.259-280.
23- SIMONDON Gilbert, 1958, Du mode d’existence des objets techniques, Paris, Aubier.
25- STIEGLER Bernard, 2010, Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. De la pharmacologie, Paris, Flammarion.
26- VERBEEK Peter-Paul, 2005, What Things Do: Philosophical Reflections on Technology, Agency, and Design, University Park, Penn State University Press.
27- WINNER Langdon, 1986, The Whale and the Reactor: A Search for Limits in an Age of High Technology, Chicago, University of Chicago Press.
28- ZUBOFF Shoshana, 2019, The Age of Surveillance Capitalism: The Fight for a Human Future at the New Frontier of Power, New York, Public Affairs.
4. De l’homme augmenté à l’homme supplanté : IA, golem et transcendance
Sibiri Félix KOALA
Université catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité universitaire à Abidjan (Côte d’Ivoire)
https://orcid.org/0009-0004-3711-5925
https://doi.org/10.71003/ZHHX2667
Résumé : L’IA constitue une déterminante expression de l’essor de la technologie numérique contemporaine, ravivant paradoxalement la question du statut de l’homme face à ses propres créations. En offrant à l’homme l’occasion de célébrer son augmentisme, elle ne manque pas d’interroger l’horizon axiologique de cette propension. Notre étude examine la portée anthropologico-théologique de cette mutation en cherchant à comprendre si l’IA consacre réellement l’avènement de « l’homme augmenté » ou si elle l’expose au risque de voir advenir un horizon de « l’homme supplanté » par sa propre production. L’analyse de cette tension nous a conduits à mobiliser l’approche mythologique de la figure du golem, de la tradition kabbalistique juive, que nous considérons comme archétypique de l’ambivalence de la puissance humaine lorsqu’elle se déploie dans la création artificielle. Il ressort de l’étude l’évidence que l’IA représente une prouesse technologique majeure, porteuse d’une prétention à la recomposition de la transcendance, avec la velléité d’une nouvelle proclamation de la mort de Dieu, à l’instar du mythe du golem. Toutefois, cela met en lumière des enjeux éthiques et anthropologico-théologiques qui doivent être pris en compte afin d’éviter que cette prouesse ne devienne un problème axiologique majeur pour l’humain lui‑même.
Mots-clés : golem, homme augmenté, IA, transcendance.
From the augmented human to supplanted human: AI, the golem and transcendence
Abstract: AI is a defining expression of the rise of contemporary technology, paradoxically reviving the question of humanity’s status in relation to its own creations. By offering humanity the opportunity to celebrate its augmentation, it inevitably raises questions about the axiological horizon of this propensity. Our study examines the anthropological and theological implications of this transformation, seeking to understand whether AI truly heralds the advent of the « augmented human » or exposes humanity to the risk of a future where it is « supplanted » by its own creation. Analyzing this tension led us to draw upon the mythological figure of the golem from the Jewish Kabbalistic tradition, which we consider archetypal of the ambivalence of human power when it is deployed in artificial creation. The study clearly demonstrates that AI represents a major technological achievement, carrying with it a claim to redefine transcendence, with the potential for a new proclamation of the death of God, akin to the myth of the golem. However, this highlights ethical and anthropological-theological issues that must be addressed to prevent this achievement from becoming a major axiological problem for humanity itself.
Keywords: golem, augmented human, AI, transcendence.
Références bibliographiques
1- ACKERMAN Ada, 2019, « Le golem : une forme qui se dérobe », in Le genre humain, n° 60, p. 13-19, https://doi.org/10.3917/lgh.060.0013.
2- BENANTI Paolo, 2020, « Algor-éthique : intelligence artificielle et réflexion éthique », in Revue d’éthique et de théologie morale, https://doi.org/10.3917/retm.310.0093
3- BIHOUIX Philippe, 2015, « Les technosciences, ou l’utopie corrompue. Quand l’idéologie du progrès capture notre avenir », in Revue du Crieur, nᵒ 2, p. 112-127, https://doi.org/10.3917/crieu.002.0112.
4- DOROBANTU Marius, 2023, « Interpréter l’humain – l’imago Dei à l’heure du numérique », in Recherches de Science Religieuse, p. 661-678, https://doi.org/10.3917/rsr.234.0661.
5- HARARI Yuval Noah, 2017, Homo Deus : Une brève histoire du futur, Paris, Albin Michel.
6- LINDEN Isabelle, 2020, « Entre rêves et illusions… L’intelligence artificielle en question », in Revue d’éthique et de théologie morale, nᵒ 307, p. 11-27, https://doi.org/10.3917/retm.310.0011.
7- MATHOT Benoît, 2024, « Relire l’inouï de Dieu à la lumière de (et en dialogue avec) l’intelligence artificielle », in Lumen Vitae, vol. LXXIX, p. 269-277, https://doi.org/10.3917/lv.793.0269.
8- MÉNDEZ REYES Johan, MEDINA Ana Padron, VILLACIS Victor Iza, 2025, « Philosophy and theology facing transhumanism: A hermeneutic analysis », in Journal of Posthumanism, vol. 3, n° 3, p. 166-180, https://doi.org/10.63332/joph.v5i3.725.
9- MOSCHETTA Jean-Marc, 2020, « L’intelligence artificielle entre science théologique », in Revue d’éthique et de théologie morale, n° 307, p. 81-92, https://doi.org/10.3917/retm.310.0081.
10- OBADIA Lionel, 2024, « La technologie, nouvel horizon du sacré ? », in Religiologiques, n° 46, p. 129-157, https://www.religiologiques.uqam.ca/no46/46_129-157_Obadia.pdf.
11- ODEKE Hilary Ndu, 2025, « Towards a socio-theological evaluation of Artificial Intelligence » in Religions, 16(11) p. 1-16, https://doi.org/10.3390/rel16111372.
12- RATZINGER Joseph, 1969, Introduction au christianisme, Paris, Fayard.
13- SORO Torna, 2024, « Crainte de l’IA ou méfiance de l’humain envers soi-même ? : Une autopsie de la peur de l’intelligence artificielle », in Revue-IRS, vol. n° 2, https://doi.org/10.5281/zenodo.11099879.
14- TAYLOR Charles, 2007, A secular age, Cambridge, Harvard University Press, https://doi.org/10.2307/j.ctvxrpz54.
5. IA et management des organisations en Afrique
Barnabé KORGO
Université catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité universitaire à Abidjan (Côte d’Ivoire)
https://orcid.org/0009-0002-8294-4840
https://doi.org/10.71003/SJPJ8428
Résumé : Cette étude examine les risques managériaux liés à une utilisation non inculturée de l’IA dans la gestion des organisations en Afrique. Analyser ces risques et proposer un cadre d’inculturation pour une adoption réussie de l’IA est l’objectif poursuivi. L’étude se base sur une analyse documentaire systématique d’un corpus varié de documents académiques et institutionnels. L’analyse thématique suivant la méthode de Braun et Clarke (2006) a permis d’identifier et de catégoriser les risques et de modéliser leurs interrelations. Les principaux résultats montrent que l’utilisation non inculturée de l’IA dans le management africain génère une cascade de risques interdépendants. La cartographie des risques a permis l’élaboration d’un modèle conceptuel qui place l’inculturation comme variable médiatrice essentielle pour faire de l’IA un outil « augmentant » plutôt qu’un outil « substituant ». C’est la principale contribution de cette recherche. Des recommandations stratégiques, organisationnelles et opérationnelles sont formulées pour une utilisation réussie de l’IA dans le management des organisations en Afrique. La principale limite de cette étude est son caractère purement théorique. Une recherche empirique ultérieure est souhaitable pour valider le modèle théorique proposé.
Mots-clés : IA, inculturation, management, organisation, risques.
AI and organizational management in Africa
Abstract: This study examines the managerial risks associated with the non-inculturated use of artificial intelligence (AI) in the management of organizations in Africa. Its objective is to analyse these risks and to propose an inculturation framework for the successful adoption of AI. The research draws on a systematic literature review of a diverse corpus of academic and institutional sources. A thematic analysis following the method of Braun and Clarke (2006) made it possible to identify and categorize the risks and to model their interrelationships. The results show that the non-inculturated use of AI in african management generates a cascade of interdependent risks. The risk mapping led to the development of a conceptual model in which inculturation appears as an essential mediating variable, transforming AI into an “augmenting” rather than a “substituting” tool. This constitutes the main contribution of the research. Strategic, organizational and operational recommendations are formulated for successful use of AI in the management of african organizations. The main limitation of the study lies in its purely theoretical nature. Further empirical research is needed to validate the proposal model.
Keywords: AI, inculturation, management, organization, risks.
Références bibliographiques
1- AVGEROU Chrisanthi, 2008, « Les systèmes d’information dans les pays en développement : une revue critique de la recherche », in Journal of information Technology, 23 (3), 133-146, in https://doi.org/10.1057/palgrave.jit.2000136.
2- BAD, 2020, Perspectives économiques en Afrique 2020, Abidjan, Banque africaine de développement, in https://www.afdb.org/fr/documents/perspectives-economiques-en-afrique-2020.
3- BIRHANE Abeba, 2020, « Algorithmic colonization of Africa », in SCRIPTed, 17(2), p. 389-409, in https://doi.org/10.2966/scrip.170220.389.
4- BRAUN, Virginia, et Clarke, Victoria, 2006, « Using thematic analysis in psychology. Qualitative Research », in Psychology, 3(2), p. 77‑101, in https://doi.org/10.1191/1478088706qp063oa.
5- COULDRY, Nick & MEJIAS, Ulises A, 2019, « Le coût de la connexion : comment les données colonisent la vie humaine et se l’approprient au service du capitalisme », in Le coût de la connexion, Stanford University Press, in https://doi.org/10.1515/9781503609754.
6- CRAWFORD, Kate, 2021, Atlas de l’IA : pouvoir, politique et coûts planétaires de l’intelligence artificielle, Presses universitaires de Yale.
7- DAVENPORT Thomas H. et RONANKI Rajeev, 2018, « Artificial intelligence for the real world », in Harvard Business Review, 96(1), p. 108‑116, in https://hbr.org/2018/01/artificial-intelligence-for-the-real-world.
8- DEH Amon Aniké, 2024, « Intelligence artificielle et management des organisations : perception et facteurs de non-adoption dans les organisations au Sénégal », in Revue des Sciences Managériales en Afrique Subsaharienne, 9(3), p. 195‑205, in https://doi.org/10.48375/IMIST.PRSM/remses-v9i3.51940.
9- DIA Mamadou, 2017, Management et culture en Afrique : approches et perspectives, Paris, L’Harmattan.
10- DJELTI, Mohammed, KOUNINEF, Belkacem, 2022, Introduction à l’intelligence artificielle, Éditions universitaires.
11- DOTSON Kristie, 2012, « Une histoire à méditer : sur la limitation de l’oppression épistémique », in Frontiers : A Journal of Women Studies, 33 (1), 24-47, in https://doi.org/10.5250/fronjwomestud.33.1.0024.
12- EBELECHUKWU Okonkwo, GLADYS Unoma Ndu-Anunobi, CHIBUIKE Chris Umeokafor, 2024, « Exploiter l’intelligence artificielle pour un développement durable : une voie vers la réalisation des objectifs de développement durable en Afrique, le cas du Nigéria » in Revue internationale d’administration publique et d’études du développement,1(2),37-58, in https://ijpads.com/index.php/ijpads/article/view/16.
13- ÉDITIONS LAROUSSE, 2018, « Intelligence artificielle », in Dictionnaire de français. Larousse, https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/intelligence_artificielle.
14- ELLUL Jacques., 1954, La technique ou l’enjeu du siècle, Armand Colin.
15- EZE Michael Onyebuchi, 2008, « What is African communitarianism? Against consensus as a regulative ideal », in South African Journal of Philosophy, 27(4), p. 386-399, in https://doi.org/10.4314/sajpem.v27i4.31526.
16- FEENBERG, Andrew, 1999, Questioning technology. Routledge.
17- FLORIDI Luciano et COWLS Josh, 2022, « Un cadre unifié de cinq principes pour l’IA dans la société », in Apprentissage automatique et ville, S. Carta (dir.), in https://doi.org/10.1002/9781119815075.ch45.
18- FRICKER, Miranda., 2007, « Injustice épistémique : pouvoir et éthique de la connaissance », in https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780198237907.001.0001.
19- GEORGE Gérard et al., 2016, « Intégrer l’Afrique : des orientations prometteuses pour la recherche en gestion », in Academy of management journal, 59 (2), 377-393, in https://doi.org/10.5465/amj.2016.4002.
20- GRANOVETTER Mark, 1985, « Economic action and social structure: the problem of embeddedness », in American Journal of Sociology, 91(3), p. 481‑510, in https://doi.org/10.1086/228311.
21- HOFSTEDE Geert et MINKOV Michael, 2010, Cultures et organisations : le logiciel de l’esprit, (3e éd., p. 561), New York, NY, McGraw-Hill.
22- HOFSTEDE Geert, 1980, Les conséquences de la culture : différences internationales dans les valeurs liées au travail, Beverly Hills, CA, Sage.
23- HOFSTEDE Geert, 2001, Les conséquences de la culture : comparaison des valeurs, des comportements, des institutions et des organisations à travers les nations, 2e éd. Sage, Thousand Oaks, CA.
24- KAMDEM Emmanuel, 2000, Le management interculturel en Afrique : théories et pratiques, Yaoundé, Éditions CLE.
25- KAMDEM Emmanuel, 2010, Management et développement organisationnel en Afrique, Paris, L’Harmattan.
26- LATOUR Bruno, 2005, Reassembling the social : an introduction to actor-network theory, Oxford University Press.
27- LEIDNER Dorothy E., KAYWORTH, Timothy, 2006, « Compte rendu : La culture dans la recherche en systèmes d’information : vers une théorie du conflit culturel en technologies de l’information », in MIS Quarterly, 1er juin 2006 ; 30 (2) : 357-399, in https://doi.org/10.2307/25148735.
28- LUTZ Michel, 2025, « Les défis de l’intégration de l’IA en entreprise », in Management & Datascience, 9(2), in https://management-datascience.org/articles/42755.
29- MANGALISO Mzamo P., 2001, « Créer un avantage concurrentiel grâce à Ubuntu : leçons de gestion tirées de l’Afrique du Sud », in Perspectives de l’Académie de Management VOL. 15, N° 3, in https://doi.org/10.5465/ame.2001.5229453.
30- MBIGI, Lovemore, 1997, Ubuntu : Le rêve africain en matière de gestion, Ressources de connaissances, 1997.
31- McSWEENEY Brendan, 2002, « Hofstede’s model of national cultural differences and their consequences: a triumph of faith – a failure of analysis », in Human Relations, 55(1), p. 89-118, in https://doi.org/10.1177/0018726702551004 .
32- METZ Thaddeus, 2007, « Toward an African moral theory », in Journal of Political Philosophy, 15(3), p. 321-341, in https://doi.org/10.1111/j.1467-9760.2007.00280.x.
33- MHLAMBI Sabelo, 2020, « From rationality to relationality: Ubuntu as an ethical and human rights framework for artificial intelligence governance », in Carr center for human rights policy discussion paper series, 9(31), 2020-07, in https://www.are.na/block/10332187.
34- NEUPANE Bhanu et SIBAL Prateek, 2021, Évaluation des besoins en intelligence artificielle en Afrique, UNESCO Publishing.
35- NKOMO Sifundo et MATLI Walter, 2025, « Adoption de l’intelligence artificielle pour les services de bibliothèque dans les universités en Afrique : y sommes-nous déjà ? », in South African Journal of Libraries and Information Science, 91 (2),1-12, in https://hdl.handle.net/10520/ejc-liasa_v91_n2_a8.
36- NYAABA Matthew, WRIGHT Alyson et CHOI Gyu Lim, 2024, « Generative AI and Power Imbalances in Global Education: Frameworks for Bias Mitigation », in arXiv preprint arXiv:2406.02966, in https://doi.org/10.48550/arXiv.2406.02966.
37- SCHWARTZ Shalom H., 1994, « Beyond individualism/collectivism: new cultural dimensions of values », in Individualism and Collectivism: Theory, Method, and Applications, Thousand Oaks, Sage, p. 85-119.
38- SEN, Amartya, 1999, Development as Freedom, Oxford, Oxford University Press.
39- SHORTER, Aylward, 1988, Toward a theology of inculturation, Orbis Books.
40- SMART AFRICA, 2022, Artificial Intelligence for Africa, Blueprint, Kigali, Smart Africa Secretariat.
41- STAHL Bernd Carsten, ANTONIOU Joséphine, BHALLA Nitika et al. « Revue systématique des évaluations d’impact de l’intelligence artificielle. », in Artif Intell Rev 56, 12799–12831 (2023), in https://doi.org/10.1007/s10462-023-10420-8.
42- SURI, Tavneet, 2017, « Mobile money », in Annual Review of Economics, 9, p. 497-520, in https://doi.org/10.1146/annurev-economics-063016-103638.
43- TARHINI Ali, EL-MASRI Mazen, ALI Maged, SERRANO Alan, 2016, « Extension du modèle UTAUT pour comprendre l’acceptation et l’utilisation des services bancaires par Internet par les clients au Liban : une approche de modélisation par équations structurelles », in Information Technology & People, vol. 29, n° 4, p. 830-849, in https://doi.org/10.1108/ITP-02-2014-0034.
44- UNECA, 2021, « Harnessing Artificial Intelligence for Sustainable Development in Africa Addis-Abeba », in https://repository.uneca.org/handle/10855/43851.
UNESCO (2023) Intelligence artificielle et avenir de l’apprentissage en Afrique. Paris :
45- UNESCO, 2023, Intelligence artificielle et avenir de l’apprentissage en Afrique, Paris, UNESCO, in https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000381689.
UNESCODisponible sur : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000381689
46- ZUBOFF Shoshana, 2024, « L’ère du capitalisme de surveillance : la lutte pour un avenir humain à la nouvelle frontière du pouvoir », in Journal of Information Ethics, 33 (1), p. 84-85, in https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.27359.
6. La raison cartésienne et la technologie moderne : entre maîtrise et responsabilité
1. Wayirigué Adèle SILUÉ Épse TUO
Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)
https://orcid.org/0009-0009-6379-282x
https://doi.org/10.71003/CNEH9432
2. Yao Émile KONAN
Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)
https://orcid.org/0009-0008-2297-6932
https://doi.org/10.71003/CNEH9432
Résumé : Les technologies modernes occupent une place majeure dans la construction du monde contemporain. Elles dictent une nature relationnelle entre les hommes, redéfinissent les axes de progrès des sociétés contemporaines, et transforment les économies. Ce pouvoir et cette capacité que la technique confère aux hommes de transformer les structures profondes des sociétés semblent tirer leur influence de la pensée rationnelle de Descartes, figure majeure du XVIIᵉ siècle. Cependant, en analysant en profondeur la problématique de la technologie aujourd’hui, on constate que les dérives associées aux nouvelles formes de technique semblent trahir le projet cartésien de bien conduire la raison. Ainsi, notre objectif à travers cet article est de montrer que la raison cartésienne a certes rendu possible la maîtrise technologique du monde, mais que cette maîtrise nous oblige à développer une éthique des techniques à la hauteur de notre puissance. À l’aide de la méthode analytique, cet article défend l’idée que la prudence, la notion de durabilité, et surtout la responsabilité éthique doivent s’inscrire au cœur d’une civilisation technologique moderne dont l’exercice et l’objet échappent de plus en plus au contrôle de l’homme.
Mots-clés : éthique, Intelligence Artificielle, raison, technologie.
Cartesian reason and modern technology: between mastery and responsibility
Abstract: Modern technology occupies a major role in shaping the contemporary world. It dictates the way people relate to each other, redefines the directions of progress for modern societies, and transforms economies. This power and ability that technology gives people to transform the deep structures of societies seems to draw its influence from the rational thinking of Descartes, a major figure of the 17th century. But, when closely analyzing the issues of technology today, we see that the misuses associated with new forms of technology seem to betray Descartes’ project of properly guiding reason. Our goal in this article is to show that Cartesian reason has certainly made it possible to master technology in the world, but that this mastery forces us to develop an ethics of technology that matches our power. Using the analytical method, this article argues that caution, the idea of sustainability, and above all, ethical responsibility should be at the heart of a modern technological civilization whose practice and purpose are increasingly beyond human control..
Keywords: ethics, Artificial Intelligence, reason, technology.
Références bibliographiques
1- ALEXANDRE Laurent, 2018, « La guerre des Intelligences-Intelligence Artificielle versus Intelligence Humaine », in Association pour la revue HEGEL, cairn.info, p. 171, https://stm.cairn.info/revue-hegel-2018-page-171?lang-fr.
2- BACON Francis, 2004, Novum Organum, in Œuvre philosophique, trad. Michel MALHERBE et Jean-Marie POUSSEUR, Paris, Puf.
3- BOSTROM Nick, 2017, Superintelligence, trad. François PAROT, Paris, Éditions Dunod.
4- BREHIER Emile, 1928, Histoire de la philosophie, Paris, Librairie Félix Alcan.
5- CAROLE Dely, 2006, « Descartes et la recherche de la sagesse dans les Règles pour la direction de l’esprit », in Sens public, Revue électronique internationale, p. 110, www.senspublic.
6- DESCARTES René, 2000, Discours de la méthode, Paris, Librairie Générale Française.
7- DESCARTES René, 2000, Règles pour la direction de l’esprit, Paris, Gallimard.
8- ELLUL Jacques, 2008, La technique ou l’enjeu du siècle, Paris, Éditions Économica.
9- FEENBERG Andrew, 2014, Pour une théorie critique de la technique, trad. Iketnuk ARNAQ et Véronique DASSAS, Québec, Éditions Lux.
10- FERRY Luc, 1992, Le nouvel ordre écologique : l’arbre, l’animal et l’homme, Paris, Éditions Grasset.
11- GANASCIA Jean-Gabriel, 2017, Intelligence artificielle : vers une domination programmée, Paris, Éditions Cahier bleu.
12- GUILLAUME Tonning, 2020, « Le cas Descartes. Histoire d’un malentendu », in L’Homme et la Nature, Les textes fondamentaux. Le Point référence.
13- HEIDEGGER Martin, 2014, Essais et conférences, trad. André PREAU, Paris, Gallimard.
14- JONAS Hans, 1992, Le principe responsabilité : une éthique pour la civilisation technologique, trad. Jean GREISCH, Paris, Les Éditions du Cerf.
15- OTHA Estelle, 2020, « Descartes, fondateur du rationalisme moderne », in Hal open science, hal-02931168, https://hal.science/hal-02931168v1.
16- ROUVROY Antoinette et BERNS Thomas, 2013, « Gouvernementalité algorithmique et perspectives d’émancipation : le disparate comme condition d’individuation par la relation ? », in Réseaux, 2013/1 (nᵒ 177), p. 163-196, https://www.cairn.info/revue-reseaux-2013-1-page-163.htm
17- SADIN Éric, 2015, La vie algorithmique : critique de la raison numérique, Paris, Éditions L’Échappée.
18- TOUSSAINT Serge, 2017, Plaidoyer pour une écologie spirituelle, Paris, Diffusion rosicrusienne.
7. Le développement durable : logique politique et principe de charité
Zahouo Alain KOFFI
Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)
https://orcid.org/0009-0000-4245-1318
https://doi.org/10.71003/PVZH2160
Résumé : La logique du développement durable entraîne avec elle trois éléments essentiels : l’autonomie de décision, la prise en charge équitable des besoins de tous les hommes et la recherche d’un développement éco-compatible avec la nature. De ce fait, le développement durable pousse à une pluridisciplinarité sous le prisme de trois ordres mondiaux. Notamment l’ordre techno-scientifique, l’ordre juridico-politique et l’ordre moral. Toutefois, devant les aspirations, aux logiques et aux langages disciplinaires la plupart du temps incompatibles entre eux, le développement durable risque de se perdre en si bon chemin. C’est pour prévenir cet échec du développement durable que nous proposons à l’humanité le langage de la résilience fondé sur un principe de charité comme une logique politique. Notre entreprise se veut une analyse critique du concept du développement, elle propose de dépolitiser ce terme pour le rendre plus crédible afin de dépasser les querelles inutiles au profit d’une éthique sociétale. Au total, c’est le principe de charité dans les domaines de compétences, sans lequel aucun développement soutenable ou durable n’est possible, puisque la recherche de la durabilité en termes de développement vise à répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins.
Mots-clés : développement durable, logique, principe de charité.
Sustainable development: political logic and principle of charity
Abstract: The logic of sustainable development entails three essential elements: decision-making autonomy, equitable consideration of the needs of all people and the pursuit of development that is environmentally compatible with nature. As a result, sustainable development requires multidisciplinarity through the prism of three global orders: notably the techno-scientific order, the legal-political order, and the moral order. However, faced with disciplinary aspirations, logics, and languages that are often incompatible with each other, sustainable development risks losing its way. It is to prevent this failure of sustainable development that we propose to humanity the language of resilience, based on a principle of charity as a political logic. Our endeavor is intended as a critical analysis of the concept of development; it proposes to depoliticize this term to make it more credible and to move beyond pointless disputes in favor of a societal ethic. Overall, it is the principle of charity in areas of competence, without which no sustainable or lasting development is possible, since the search for sustainability in terms of development aims to meet the needs of the present without compromising the ability of future generations to meet their own needs.
Keywords: sustainable development, political logic, principle of charity.
Références bibliographiques
1- COMTE-SPONVILLE André, 2004, Le capitalisme est-il moral ? Paris, éditions Albin Michel.
2- DEBLONDE Jean-Marie, 2011, Le développement durable, une réponse à une crise globale ?, Paris, Ellipses Édition Marketing S.A.
3- DELPLA Isabelle, 2001, Quine, Davidson, Le principe de charité, Paris, Presses Universitaires de France.
4- DESCARTES René, 1981, Discours de la méthode, Paris, éditions Fernand Nathan.
EINSTEIN Albert, 1980, Correspondance, Paris, Inter Éditions.
5- GOCHET Paul et GRIBOMONT Pascal, 1991, Logique, méthodes pour l’informatique fondamentale, (volume 1), Paris, éditions Hermès.
6- JACQUES Francis, 1979, Dialogiques recherches logiques sur le dialogue, Paris, PUF.
7- JONAS Hans, 1995, Le principe responsabilité, Paris, éditions Flammarion.
8- KANT Emmanuel, 1970, Logique, trad. L. GUILLERMIT, Paris, Vrin.
9- KOYRE Alexandre, 1973, « Galilée et la révolution scientifique du XVIIe siècle », in études d’histoire de la pensée scientifique, Paris, éditions tel Gallimard.
10- QUINE Willard Van Orman, 1977, Le mot et la chose, trad. Joseph DOPP et Paul GOCHET, Paris, éditions Flammarion.
11- SLIM Assen, 2007, Le développement durable, Paris, éditions le cavalier Bleu.
12- WACKERMANN Gabriel, 2008, « Introduction », in Le développement durable, ouvrage collectif sous la direction de WACKERMANN Gabriel, Paris, Ellipses éditions.
8. Théorie à principes de la conception des architectures de gouvernance éditoriale
Kpa Yao Raoul KOUASSI
Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)
https://orcid.org/0009-0006-5046-9781
https://doi.org/10.71003/NQKW7365
Résumé : La plateforme de gestion éditoriale est souhaitable pour les revues scientifiques comme la contribution scientifique elle-même. Elle serait également une des implémentations possibles d’une architecture de référence. Or, cette approche ne permet pas d’expliciter la structure scientifique qui rend une telle plateforme intelligible, reproductible et perfectible. Quelles sont les conditions de conception d’une gouvernance éditoriale durable des revues scientifiques ? Il s’agit de rendre explicites les structures scientifiques rendant possibles les institutions de connaissance non à partir de l’objet étudié, mais par le geste scientifique qui part des contradictions observées, remonte jusqu’aux principes, puis reconstruit une structure explicative susceptible d’être traduite en architectures, en méthodes et en dispositifs concrets. Cela est réalisable grâce à la méthode « AMCD ». AMCD est une méthode de conception et de méthode de découverte, car avant de construire une architecture, nous découvrons progressivement les exigences (Analyse), les concepts qui les organisent (Modélisation), la structure qui les met en œuvre (Conception) et les conditions de leur transmission (Documentation). La théorie est validée par cinq démonstrateurs limités mais fonctionnels, documentés de manière à permettre au lecteur de reconstruire les règles, les structures de données et les contrôles de code qui traduisent les principes en propriétés exécutables.
Mots-clés : architecture, gouvernance éditoriale, théories à principes.
Principle-based theory of designing editorial governance architectures
Abstract: The editorial management platform is desirable for scientific journals just like the scientific contribution itself. It would also be one of the possible implementations of a reference architecture. However, this approach does not allow for the elucidation of the scientific structure that makes such a platform intelligible, reproducible, and improvable. What are the conditions for designing a sustainable editorial governance for scientific journals? It is a matter of making explicit the scientific structures that make knowledge institutions possible, not starting from the object studied, but from the scientific gesture that begins with the observed contradictions, traces back to the principles, and then reconstructs an explanatory structure that can be translated into architectures, methods, and concrete devices. This is achievable thanks to the « AMCD » method. AMCD is a design method and a discovery method, because before building an architecture, we gradually uncover the requirements (Analysis), the concepts that organise them (Modelling), the structure that implements them (Design), and the conditions for their transmission (Documentation). The theory is validated by five limited yet functional demonstrators, documented in a way that enables the reader to reconstruct the rules, data structures, and code controls that translate the principles into executable properties.
Keywords: architecture, editorial governance, principle-based theories.
Références bibliographiques
1- BILDER Geoffrey, LIN Jennifer et NEYLON Cameron, 2015, « Principles for Open Scholarly Infrastructures », in Science in the Open, version 1, non paginé, in https://doi.org/10.6084/m9.figshare.1314859, consulté le 10 avril 2026 à 13 h 30.
2- COPE, 2026, « Code de conduite du COPE », in https://publicationethics.org/membership/code-of-conduct, consulté le 11 mai 2026 à 17 h 30.
3- EINSTEIN Albert, 2009, Comment je vois le monde, trad. Maurice SOLOVINE et Régis HANRION, Paris, Flammarion.
4- EINSTEIN Albert, 2016, Conceptions scientifiques, trad. Maurice SOLOVINE, revue et complétée par Daniel FARGUE et Pierre FLEURY, Paris, Flammarion.
5- ELSEVIER, « Bienvenue aux nouveaux rédacteurs », in https://www.elsevier.com/editor/new-editors, consulté le 11 mai 2026 à 4 h 30.
6- GEEST Coen van der, ANGEREN Van Joey, 2023, « Architectural Generativity: Leveraging Complementor Contributions to the Platform Architecture », in California Management Review, 65(2), p. 71–92. https://doi.org/10.1177/00081256231159398.
7- GREGOR Shirley et JONES David, 2007, « The Anatomy of a Design Theory », in Journal of the Association for Information Systems, vol. 8, n° 5, p. 312-335, in « The Anatomy of a Design Theory » by David Jones and Shirley Gregor, in https://doi.org/10.17705/1jais.00129, consulté le 10 mars 2022 à 16 h 30.
8- GREGOR Shirley, CHANDRA KRUSE Leona et SEIDEL Stefan, 2020, « The Anatomy of a Design Principle », in Journal of the Association for Information Systems, vol. 21, n° 6, p. 1622-1652, in https://openresearch-repository.anu.edu.au/server/api/core/bitstreams/3d37900b-f5c0-41e1-ba24-59bc50295c6e/content.
9- GREGOR Shirley, HEVNER Alan R., 2013, « Positioning and Presenting Design Science Research for Maximum Impact », in MIS Quarterly, vol. 37, n° 2, p. 337-355.
10- HEVNER Alan R. et al., 2004, « Design Science in Information Systems Research », in MIS Quarterly, 28(1), p. 75-105.
11- https://doaj.org/apply/transparency/#principles-of-transparency-and-best-practice-in-scholarly-publishing, consulté le 10 mars 2025 à 17 h 30.
12- https://pkp.sfu.ca/software/ojs/, consulté le 10 janvier 2026 à 14 h 30.
13- https://www.crossref.org/, consulté le 10 mai 2024 à 2 h 30.
14- https://clarivate.com, consulté le 25 avril 2026 à 4 h 30.
15- PEFFERS Ken et al., 2007, « A Design Science Research Methodology for Information Systems Research », in Journal of Management Information Systems, vol. 24, n° 3, p. 45-77.
16- PKP, « Systèmes de journalisation ouverte », in https://pkp.sfu.ca/software/ojs/, consulté le 10 mars 2026 à 14 h 30.
17- POLANYI Michael, 1966, The Tacit Dimension. Chicago: University of Chicago Press.
18- POSI, 2025, « Les principes de l’infrastructure scientifique ouverte », in https://openscholarlyinfrastructure.org/, consulté le 13 janvier 2026 à 17 h 15.
19- SCHÖN Donald A., 1983, The Reflective Practitioner: How Professionals Think in Action. New York: Basic Books.
20- SIMON Herbert A., 1996, The Sciences of the Artificial, 3rd ed., Cambridge (MA), MIT Press.
21- UNESCO, 2025, Open Science, Paris, UNESCO, in https://www.unesco.org/en/open-science, consulté le 10 mars 2026 à 11 h 30.
22- UNESCO, 2021, Recommendation on Open Science, Paris, UNESCO, in https://unesdoc.unesco.org/ark%3A/48223/pf0000379949, consulté le 10 février 2026 à 14 h 30.
23- VÉRILLON Pierre, 2007, « Vincenti, W. G. (1990). What Engineers Know and How They Know It », in Activités, vol. 4, n° 1, p. 232-236.
24- WICHERTS Jelte M., 2016, « Peer Review Quality and Transparency of the Peer-Review Process in Open Access and Subscription Journals », in PLOS ONE, vol. 11, n° 1, in https://journals.plos.org/plosone/article/file?id=10.1371/journal.pone.0147913&type=printable, consulté le 13 mars 2026 à 21 h 30.
25- WILLINSKY John, 2005, « Open Journal Systems: An Example of Open Source Software for Journal Management and Publishing », in Library Hi Tech, 23(4), p. 504-519, In https://www.researchgate.net/publication/242023606_Open_Journal_Systems_An_example_of_open_source_software_for_journal_management_and_publishing (version non paginée).
